{"id":60,"date":"2008-06-24T09:18:34","date_gmt":"2008-06-24T07:18:34","guid":{"rendered":"http:\/\/wp1.fredptitgars.net\/index.php\/2008\/06\/24\/le-web-2-0\/"},"modified":"2008-06-24T09:18:34","modified_gmt":"2008-06-24T07:18:34","slug":"le-web-2-0","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/?p=60","title":{"rendered":"Le Web 2.0"},"content":{"rendered":"<h2>Introduction<\/h2>\n<p>Le concept de Web2.0 s&rsquo;est r\u00e9pandu comme une tra\u00een\u00e9e de poudre, dans les milieux du Web tout d&rsquo;abord, puis dans les m\u00e9dias grand public. Il semble ainsi que, pr\u00e8s de 15 ans apr\u00e8s la naissance du Web, les grands m\u00e9dias aient de nouveau de la mati\u00e8re \u00e0 se mettre sous la dent \u00e0 propos du ph\u00e9nom\u00e8ne Internet. Et comme d&rsquo;habitude, avec un cort\u00e8ge d&rsquo;approximations et de slogans plus ou moins marketing. Bref, le Web 2.0 est devenu une mode. Le ph\u00e9nom\u00e8ne Web 2.0 est difficile \u00e0 cerner. Le concept lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;anglo-saxonne, de mani\u00e8re tr\u00e8s pragmatique, comme une n\u00e9buleuse ind\u00e9finissable, tout juste illustr\u00e9e d&rsquo;exemples \u00ab\u00a0pour faire comprendre ce qu&rsquo;on veut dire\u00a0\u00bb.<br \/>\n<br \/>Le Web 2.0 est devenu une r\u00e9alit\u00e9 tangible parce qu&rsquo;il est avant tout sous-tendu par des avanc\u00e9es techniques importantes, qui globalement permettent au plus grand nombre d&rsquo;internautes de devenir auteur et acteur sur le r\u00e9seau. Un pas de plus dans ce sens, et non une nouveaut\u00e9 puisque Web 1 offrait beaucoup de souplesse pour que toute personne puisse communiquer. Mais aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est encore plus facile et tout aussi peu cher. Deux crit\u00e8res qui donne un nouveau souffle au Web, et font exploser \u00e0 la fois le trafic et le nombre de sites, notamment les blogs.<\/p>\n<p><strong> 1 Le Web<\/strong><\/p>\n<p>Le Web est le nom commun\u00e9ment donn\u00e9e pour le World Wide Web (WWW) \u00ab La toile d&rsquo;araign\u00e9e \u00bb. C&rsquo;est un syst\u00e8me hypertexte public fonctionnant sur internet et qui permet de consulter, avec un navigateur, des pages mises en ligne dans des  sites. L\u2019image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages web entre elles.<br \/>\n<br \/>Au d\u00e9but ce fut la cr\u00e9ation d&rsquo;une norme de communication \u00e0 toute \u00e9preuve: Le TCP\/IP. Cette norme d\u00e9coupe le message en paquet qui partent dans plusieurs directions avant de se recomposer \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e. C&rsquo;est une id\u00e9e mise au point \u00e0 la demande du pentagone \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la guerre froide et qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e de mani\u00e8re f\u00e9conde et exponentielle. L&rsquo;objectif est de mettre en place une s\u00e9rie de noeuds, tous \u00e9gaux et tous reli\u00e9s les un aux autres, de telle sorte que m\u00eame si plusieurs d&rsquo;entre eux \u00e9taient d\u00e9truits, le r\u00e9seaux resterait fonctionnel.<br \/>\nC&rsquo;est une agence du minist\u00e8re am\u00e9ricain de la d\u00e9fense, l&rsquo;Advanced Research Projetcs Agency (Arpa), qui finance la mise en place de ce r\u00e9seau.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en d\u00e9cembre 1969, l&rsquo;Arpanet est n\u00e9.<br \/>\n<br \/>Avec les ann\u00e9es, l&rsquo;arpa perd progressivement le cont\u00f4le sur le d\u00e9veloppement du r\u00e9seau. Des chercheurs de tous les pays de l&rsquo;Otan rejoingnent leurs homologues am\u00e9ricains. C&rsquo;est en 1993 qu&rsquo;Arpanet se d\u00e9tache du reste du r\u00e9seau, qui devient Internet: Internationnal Network ou Interconnected Network. D\u00e8s lors, c&rsquo;est la National Science Foundation (NSF) am\u00e9ricaine qui finance ce qu&rsquo;on appelle le backbone, la moelle \u00e9pini\u00e8re du r\u00e9seau. Puis, d&rsquo;autres agences, comme la Nasa ou les agences de recherche des autres pays, jusqu&rsquo;\u00e0 des entreprises branchent leurs propres r\u00e9seaux de communication \u00e0 ce backbone. C&rsquo;est dans les ann\u00e9es 90 qu&rsquo;Internet s&rsquo;est impos\u00e9 au grand public par la gr\u00e2ce d&rsquo;un syst\u00e8me de consultation ais\u00e9 : le World Wide Web (WWW).<\/p>\n<p><em> 1.1 Le Web 1<\/em><\/p>\n<p>Il est appel\u00e9 web 1 les sites Internet constitu\u00e9s de pages Web statiques, rarement remise \u00e0 jour. Les sites en web 1 sont souvent tr\u00e8s graphiques et ne mettent pas beaucoup en valeur le contenu. Ce type de site est malgr\u00e9 tout toujours d\u2019actualit\u00e9 pour les soci\u00e9t\u00e9s qui vendent avant tout une image, un mode de vie.<br \/>\n<br \/>Ensuite est apparut le web 1.5, les sites Internet sont des sites enti\u00e8rement dynamiques, dans le sens o\u00f9 le contenu du site est dans une base de donn\u00e9es, totalement administrable par un webmaster sans notions HTML. Ces sites s\u2019appuient sur les outils de gestion de contenu (cms), aujourd\u2019hui largement diffus\u00e9s. Mais le fonctionnement g\u00e9n\u00e9ral reste identique au web 1.0 : le webmaster du site (ou toute autre personne de la soci\u00e9t\u00e9 qui \u00e9dite le site) ajoute, modifie et supprime les contenus.<\/p>\n<p><strong> 2 la naissance du web 2<\/strong><\/p>\n<p>Le concept de web 2.0 est apparu avec une conf\u00e9rence \u00ab brainstorming \u00bb Le 30 septembre 2005 entre O&rsquo;Reilly et Medialive International. Dale Dougherty, pionner du web et membre d&rsquo;O&rsquo;Reilly notait alors que bien loin de s&rsquo;\u00eatre effondr\u00e9, le web n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 aussi important et que nombre de nouveaux sites et applications \u00e0 caract\u00e8re innovant apparaissaient avec une r\u00e9gularit\u00e9 d\u00e9concertante. De plus, les quelques soci\u00e9t\u00e9s qui avaient surv\u00e9cu \u00e0 l&rsquo;h\u00e9catombe semblaient avoir quelque chose de commun. Se pouvait-il que le crack des \u00ab dot com \u00bb e\u00fbt r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une nouvelle \u00e8re pour le web au point que l&rsquo;expression \u00ab web 2.0 \u00bb ait un sens ? c&rsquo;est alors que la conf\u00e9rence web 2.0 \u00e9tait n\u00e9e.<br \/>\n<br \/>Mais cela ne nous dit toujours ce qui fait qu&rsquo;une application ou un concept est web 1.0 et un autre web 2.0. La question est particuli\u00e8rement pressante dans la mesure o\u00f9 le terme \u00ab web 2.0 \u00bb s&rsquo;est r\u00e9pandu et que des entreprises se l&rsquo;approprient bien souvent sans r\u00e9elle compr\u00e9hension de sa signification. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus d\u00e9licat que la plupart de les start-ups friandes de termes \u00e0 la mode ne sont en rien web 2.0 et que parall\u00e8lement \u00e0 cela des applications comme Napster ou BitTorrent ne sont m\u00eame pas des applications web \u00e0 proprement parler !. le concept de Web 2.0 reste assez flou, et que tout le monde ne le d\u00e9finit pas de la m\u00eame mani\u00e8re.<br \/>\n<br \/>Pour les uns, le principe (technique) sans doute le plus fondamental du web 2.0 c\u2019est le fait de percevoir le web comme une v\u00e9ritable plate-forme informatique fournissant toute une s\u00e9rie d\u2019applications web aux internautes, issues d\u2019une combinaison des diff\u00e9rentes technologies existantes. Les plus adeptes de cette vision du web 2.0 soutiennent m\u00eame qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir ces nouvelles applications online rempla\u00e7eront peu \u00e0 peu les logiciels de bureautique traditionnaux. D\u2019un point de vue technique, le web 2.0 c\u2019est donc l&rsquo;appropriation et la transformation par les d\u00e9veloppeurs web de technologies \u00ab anciennes \u00bb (5 \u00e0 10 ans) pour apporter une ergonomie diff\u00e9rente \u00e0 leurs utilisateurs. La r\u00e9volution n\u2019est donc pas tant celle des technologies elles-m\u00eames, mais celle de leur utilisation.<\/p>\n<p>Pour les autres, le Web 2.0 est davantage une r\u00e9volution sociologique. Leur argument essentiel est que la pratique du blogging ou la particpation \u00e0 l\u2019enrichissement de l\u2019encyclop\u00e9die Wikipedia par exemple sont des pratiques relativement nouvelles et hautement repr\u00e9sentatives des tendances actuelles du web, alors que les technologies qui supportent ces usages sont relativement anciennes, et ne sont pas cit\u00e9es comme \u00e9tant caract\u00e9ristiques du web 2.0 par les d\u00e9fenseurs de la r\u00e9volution technique. Ce principe d\u00e9mocratique au fondement de la r\u00e9volution sociologique du web 2.0 part de la reconnaissance du fait que le r\u00e9seau Internet tirera tout son potentiel du r\u00e9seau humain form\u00e9 par ses utilisateurs. C\u2019est exactement l\u00e0 le credo de d\u00e9part de la Wikip\u00e9dia, mais c\u2019est aussi et surtout le principe m\u00eame qui a accompagn\u00e9 l\u2019ouverture du r\u00e9seau Internet au grand public au d\u00e9but des ann\u00e9es 90.<br \/>\nCes deux visions du web 2.0 peuvent para\u00eetre assez diff\u00e9rentes, mais elles ne sont pas inconciliables, comme semble le prouver la d\u00e9finition de Paul Graham : \u00ab Le Web 2.0 c&rsquo;est utiliser le web comme il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour \u00eatre utilis\u00e9. Les \u00ab tendances \u00bb que nous distinguons sont simplement la nature inh\u00e9rente du web qui \u00e9merge des mauvaises pratiques qui lui ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9es pendant la bulle [Internet] \u00bb. Ainsi, il n\u2019y aurait pas lieu de parler de r\u00e9volution, mais simplement d\u2019\u00e9volution naturelle du web vers les r\u00f4les et les pratiques qui lui avaient \u00e9t\u00e9 assign\u00e9es d\u00e8s le d\u00e9part, et qu\u2019on peut parler d\u2019accident de parcours durant les ann\u00e9es de la \u00ab bulle Internet \u00bb.<\/p>\n<p>Ce sch\u00e9ma montre une cartographie du web 2.0 telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e lors d&rsquo;une conf\u00e9rence O&rsquo;Reilly Media. Cela montre la plupart des id\u00e9es \u00e9manant du noyau du web 2.0.<\/p>\n<p><em> 2.1 Diff\u00e9rencier le Web1 du Web2<\/em><\/p>\n<p>A travers 3 exmples, nous allons voir les traits qui diff\u00e9rencies le web 1.0 du web 2.0<\/p>\n<p><em>Netscape et Google<\/em><br \/>\n<br \/>Si Netscape est embl\u00e9matique du web 1.0, Google est de mani\u00e8re encore plus certaine son \u00e9quivalent web 2.0, ne serait-ce du fait de leurs entr\u00e9es sur les march\u00e9s boursiers qui marqu\u00e8rent chacune l&rsquo;aube d&rsquo;une nouvelle \u00e8re du web. Commen\u00e7ons donc la comparaison de ces deux soci\u00e9t\u00e9s et de leur positionnement.<br \/>\n<br \/>Netscape \u00e9non\u00e7ait \u00ab le web en tant que plate-forme \u00bb dans les termes du paradigme du logiciel d&rsquo;autrefois : leur produit-phare \u00e9tait le navigateur web, une application cliente, et leur strat\u00e9gie \u00e9tait d&rsquo;utiliser leur domination sur le march\u00e9 du navigateur pour cr\u00e9er un march\u00e9 \u00e0 destination des serveurs haut de gamme. Le contr\u00f4le des standards d&rsquo;affichage de contenu et des applications utilisant un navigateur aurait du en th\u00e9orie donner \u00e0 Netscape le m\u00eame genre de pouvoir sur ce march\u00e9 que celui que poss\u00e8de Microsoft sur celui des Pcs. Un peu \u00e0 la mani\u00e8re de l&rsquo;expression \u00ab\u00a0horseless carriage\u00a0\u00bb (ndt : \u00ab la charrette sans cheval \u00bb) qui popularisa l&rsquo;automobile, Netscape promut l&rsquo;expression \u00ab webtop \u00bb pour supplanter le desktop et pr\u00e9vit de remplir ce webtop d&rsquo;informations et d&rsquo;applications gr\u00e2ce \u00e0 des apporteurs de contenus qui utiliseraient des serveurs Netscape.<br \/>\n<br \/>Finalement, serveurs et navigateurs web devinrent de simples outils et la plus grande part de la valeur ajout\u00e9e du web se concentra dans les services diffus\u00e9s par les plate-forme web.<br \/>\n<br \/>Google au contraire, commen\u00e7a son existence en tant qu&rsquo;application web native, jamais vendue ou packag\u00e9e mais d\u00e9livr\u00e9e en tant que service, avec des clients payant, directement ou indirectement, pour utiliser ce service. Aucun des pi\u00e8ges de la vieille industrie logicielle ne pouvait s&rsquo;appliquer \u00e0 son mod\u00e8le. Aucun planning de sortie de diff\u00e9rentes version, juste une am\u00e9lioration continue. Aucun syst\u00e8me de vente ou de licence, simplement des utilisateurs. Aucun probl\u00e8me de portage sur diff\u00e9rentes plate-forme de sorte que les clients puissent faire marcher le logiciel sur leur machine, uniquement une quantit\u00e9 massive de Pcs utilisant un syst\u00e8me d&rsquo;exploitation open source ainsi que quelques applications maison (que quiconque d&rsquo;ext\u00e9rieur \u00e0 l&rsquo;entreprise n&rsquo;a jamais pu voir&#8230;).<br \/>\n<br \/>A la base, Google n\u00e9cessitait une comp\u00e9tence dont Netscape n&rsquo;avait jamais eu besoin : la gestion de base de donn\u00e9es. Google n&rsquo;est pas une simple suite d&rsquo;outils logiciels, c&rsquo;est une base de donn\u00e9es sp\u00e9cialis\u00e9e. Sans donn\u00e9es, les outils ne servent \u00e0 rien ; sans logiciel, les donn\u00e9es sont ing\u00e9rables. La gestion des licences et le contr\u00f4le des API \u2013 points cruciaux de l&rsquo;\u00e8re pr\u00e9c\u00e9dente \u2013 n&rsquo;avaient plus lieu d&rsquo;\u00eatre dans la mesure o\u00f9 les logiciels n&rsquo;avaient plus besoin d&rsquo;\u00eatre distribu\u00e9s mais seulement utilis\u00e9s et o\u00f9 sans la capacit\u00e9 de collecter et de g\u00e9rer des donn\u00e9es, le logiciel n&rsquo;est que de peu d&rsquo;utilit\u00e9. En fait, la valeur d&rsquo;un logiciel est proportionnelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle et au dynamisme des donn\u00e9es qu&rsquo;il permet de g\u00e9rer.<br \/>\n<br \/>Le service offert par Google n&rsquo;est ni un serveur \u2013 bien qu&rsquo;il soit d\u00e9livr\u00e9 par une quantit\u00e9 massive de serveurs web \u2013 ni un navigateur \u2013 bien que pour l&rsquo;utiliser, un navigateur soit n\u00e9cessaire. Leur service de recherche bien connu n&rsquo;h\u00e9berge m\u00eame pas le contenu qu&rsquo;ils permettent \u00e0 leurs utilisateurs de trouver. A la fa\u00e7on d&rsquo;un coup de t\u00e9l\u00e9phone o\u00f9 la valeur n&rsquo;est pas dans les t\u00e9l\u00e9phones mais le r\u00e9seau les mettant en relation, Google place sa valeur dans l&rsquo;espace situ\u00e9 entre le navigateur et le serveur de contenu, comme un op\u00e9rateur entre l&rsquo;utilisateur et son usage du web.<br \/>\n<br \/>M\u00eame si Netscape et Google peuvent \u00eatre d\u00e9crites comme des soci\u00e9t\u00e9s de logiciels, il est clair que Netscape appartient \u00e0 la m\u00eame cat\u00e9gorie que les Lotus, Microsoft, Oracle, SAP, et autres qui ont pris leur envol au d\u00e9but de la r\u00e9volution logicielle du d\u00e9but des ann\u00e9es 80 alors que les comparses de Google sont d&rsquo;autres applications web telles que eBay, Amazon, Napster, et bien entendu, DoubleClick et Akamai.<\/p>\n<p><em>DoubleClick et Overture et AdSense<\/em><br \/>\n<br \/>Comme Google, DoubleClick est un pur produit de l&rsquo;\u00e8re internet. Il d\u00e9cline le mod\u00e8le du logiciel en tant que service, a un coeur de m\u00e9tier dans la manipulation des donn\u00e9es et a \u00e9t\u00e9 un pionnier du service web bien avant m\u00eame que le terme \u00ab web service \u00bb ait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9. Cependant, DoubleClick fut finalement limit\u00e9 par son mod\u00e8le \u00e9conomique. La soci\u00e9t\u00e9 paria en effet sur la croyance tr\u00e8s \u00ab 90&rsquo;s \u00bb que le web \u00e9tait fait de publications et non de participations. ; que les annonceurs, et non les consommateurs, devaient \u00eatre les acteurs moteur ; que la taille importait, et qu&rsquo;Internet serait peu \u00e0 peu domin\u00e9 par les quelques sites webs du haut des classements de MediaMetrix et ses semblables.<br \/>\n<br \/>Dans cette logique, DoubleClick annonce fi\u00e8rement sur son site \u00ab plus de 2000 impl\u00e9mentations r\u00e9ussies \u00bb de sa solution. Pendant ce temps, Yahoo! Search Marketing (auparavant Overture) et Google AdSense poss\u00e8dent d\u00e9j\u00e0 des centaines de milliers d&rsquo;annonceurs&#8230;<br \/>\n<br \/>Le succ\u00e8s de Google et d&rsquo;Overture provint de leur compr\u00e9hension de ce que Chris Anderson nomme \u00ab la longue tra\u00eene \u00bb : la force collective des petits sites repr\u00e9sente l&rsquo;essentiel du contenu du web. L&rsquo;offre de DoubleClick demande un contrat de vente tr\u00e8s formel, limitant leur march\u00e9 aux quelques milliers de sites les plus importants. Overture et Google ont montr\u00e9 comment il \u00e9tait possible d&rsquo;ajouter virtuellement de la publicit\u00e9 sur n&rsquo;importe quelle page existante. De plus, ils ont remplac\u00e9 les publicit\u00e9s tape-\u00e0-l&rsquo;oeil et aga\u00e7antes telles que les banni\u00e8res et les \u00ab pop-up \u00bb par des messages peu intrusifs, sensibles au contexte de la page \u00e0 laquelle ils s&rsquo;int\u00e8grent et finalement plus appr\u00e9ci\u00e9s des consommateurs.<br \/>\n<br \/>Le\u00e7on du web 2.0 : mettre au point un service simple d&rsquo;acc\u00e8s et une gestion algorithmique des donn\u00e9es pour toucher l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du web, jusque dans sa p\u00e9riph\u00e9rie, pas seulement son centre, jusqu&rsquo;au bout de sa longue tra\u00eene, pas seulement en son coeur.<br \/>\n<br \/>De mani\u00e8re peu surprenante, les autres \u00ab success stories \u00bb du web 2.0 d\u00e9montrent le caract\u00e8re gagnant de ce mod\u00e8le. Ebay permet les transactions occasionnelles de quelques dollars entre individus en tant qu&rsquo;interm\u00e9diaire. Napster (bien que ferm\u00e9 pour des raisons l\u00e9gales) ne s&rsquo;est pas construit gr\u00e2ce \u00e0 un immense catalogue de chansons mais \u00e0 travers la mise au point d&rsquo;un syst\u00e8me faisant de chaque client un serveur renfor\u00e7ant lui-m\u00eame le r\u00e9seau.<\/p>\n<p><em>Akamai et BitTorrent<\/em><br \/>\n<br \/>Tout comme DoubleClick, Akamai est optimis\u00e9 pour faire des affaires avec un coeur de cible pas avec la p\u00e9riph\u00e9rie du march\u00e9. Bien que ses services b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 tous en facilitant l&rsquo;acc\u00e8s aux sites \u00e0 fortes audience, ses revenus ne proviennent que d&rsquo;un certain nombres de grands comptes du web.<br \/>\n<br \/>BitTorrent, comme les autres pionniers du mouvement peer-to-peer, utilise une approche radicalement diff\u00e9rente de la d\u00e9congestion des flux. Chaque client est aussi un serveur, les fichiers sont d\u00e9coup\u00e9s en fragments l\u00e9gers pouvant \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s de plusieurs lieux \u00e0 la fois, permettant ainsi \u00e0 chacun des membres du r\u00e9seau d&rsquo;apporter un peu de bande passante et de donn\u00e9es \u00e0 chacun des autres utilisateurs : plus un fichier est populaire, plus rapide est son t\u00e9l\u00e9chargement.<br \/>\n<br \/>BitTorrent illustre l\u00e0 un principe cl\u00e9 du web 2.0 : le service s&rsquo;am\u00e9liore automatiquement quand le nombre de ses utilisateurs croit. Alors qu&rsquo;Akamai doit ajouter des serveurs pour am\u00e9liorer son service, chaque utilisateur de BitTorrent apporte un peu de ses ressources \u00e0 l&rsquo;ensemble de la communaut\u00e9. C&rsquo;est implicitement une \u00ab architecture de participation \u00bb, une nouvelle \u00e9thique de la coop\u00e9ration dans laquelle le service agit comme un interm\u00e9diaire intelligent, connectant chaque parcelle de la gigantesque banlieue du web \u00e0 une autre et donnant le pouvoir aux utilisateurs eux-m\u00eames.<\/p>\n<p><em> 2.2 Le Web 2 : une plateforme informatique<\/em><\/p>\n<p>Une des caract\u00e9ristiques du web 2.0 est le fait de ne plus \u00eatre limit\u00e9 \u00e0 la plate-forme PC. Le dernier conseil que le d\u00e9veloppeur Dave Stutz donna \u00e0 Microsoft fut : \u00ab Les logiciels utiles qui se lib\u00e9reront d&rsquo;une plate-forme sp\u00e9cifique seront des vecteurs de fortes marges pour un bon moment \u00bb.<br \/>\nBien entendu, n&rsquo;importe quelle application web peut \u00eatre vue comme un logiciel ind\u00e9pendant d&rsquo;une plate-forme sp\u00e9cifique. Apr\u00e8s tout, m\u00eame la plus simple des applications web implique au moins deux ordinateurs : l&rsquo;un h\u00e9bergeant le serveur web, l&rsquo;autre le navigateur. Or, le d\u00e9veloppement du web en tant que plate-forme pousse cette id\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 des applications synth\u00e9tisant des services apport\u00e9s par de nombreux ordinateurs.<br \/>\n<br \/>L\u00e0 encore, comme de nombreuses parties du web 2.0, l&rsquo;aspect \u00ab 2.0 \u00bb n&rsquo;est pas dans la nouveaut\u00e9, mais plut\u00f4t dans la pleine r\u00e9alisation du v\u00e9ritable potentiel de la plate-forme web, celle-ci devant nous guider pour comprendre comment concevoir applications et services.<br \/>\n<br \/>Un exemple du web 1.0 de d\u00e9part, DoubleClick et Akamai, \u00e9taient des pionniers qui avaient eux aussi abord\u00e9 le web comme une plate-forme. Les gens n&rsquo;y pensent pas souvent en tant que \u00ab services web \u00bb mais en r\u00e9alit\u00e9, les serveurs de publicit\u00e9 furent probablement les premiers \u00ab mashup \u00bb (ndt : dans le sens ou ce sont des contenus diffus\u00e9s directement au sein de sites clients) largement d\u00e9ploy\u00e9s sur la toile.<br \/>\nChaque banni\u00e8re publicitaire est en effet une forme de coop\u00e9ration entre 2 sites web dans un seul but : d\u00e9livrer une page int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un lecteur sur ordinateur de plus. De son c\u00f4t\u00e9, Akamai traite aussi le r\u00e9seau en tant que plate-forme quand il \u00e9labore un cache ainsi qu&rsquo;un syst\u00e8me de distribution de contenu soulageant la bande-passante d&rsquo;un r\u00e9seau souvent congestionn\u00e9.<br \/>\n<br \/>Cependant ces pionniers apportent des contrastes int\u00e9ressants avec des acteurs du web plus r\u00e9cents dans la mesure o\u00f9 ces derniers ont repris \u00e0 leurs a\u00een\u00e9s des solutions aux m\u00eames probl\u00e9matiques tout en les poussant plus loin, et qu&rsquo;ils expliquent ainsi de mani\u00e8re plus profonde la v\u00e9ritable nature de cette nouvelle plate-forme. DoubleClick et Akamai furent donc des pionniers du web 2.0, mais nous constatons qu&rsquo;il est possible d&rsquo;exploiter plus efficacement ce nouveau concept \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;autres \u00ab design patterns \u00bb.<br \/>\n<br \/>Un autre exemple est celui d&rsquo;iTunes. Cette application va sans cesse d&rsquo;un appareil portable \u00e0 un syst\u00e8me web massif, le PC servant uniquement de m\u00e9moire locale et de station de contr\u00f4le. Il y avait d\u00e9j\u00e0 eu plusieurs tentatives de mettre du contenu venu du web dans des dispositifs portables, mais le couple iPod\/iTunes est la premi\u00e8re con\u00e7ue pour \u00eatre v\u00e9ritablement multi-plate-forme. TiVo est un autre bon exemple de ce ph\u00e9nom\u00e8ne.<br \/>\n<br \/>Itunes et TiVo offrent \u00e9galement la d\u00e9monstration de quelques autres principes du web 2.0. Elles ne sont pas des applications web en elles-m\u00eames, mais elle tire parti de la puissance de la plate-forme web, en faisant une partie permanente et pratiquement invisible de leurs infrastructures. La gestion de donn\u00e9es est tr\u00e8s clairement le coeur de leur offre. Ce sont des services, pas des applications packag\u00e9es (bien que dans le cas d&rsquo;iTunes, cela puisse \u00eatre utilis\u00e9 en tant qu&rsquo;application packag\u00e9e pour manipuler des donn\u00e9es locales). De plus, TiVo et iTunes montrent une utilisation naissante de l&rsquo;intelligence collective, m\u00eame si dans chacun des cas, leurs exp\u00e9rimentations sont entr\u00e9es en guerre avec les lobbies de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. La seule limite se trouve dans l&rsquo;architecture de participation d&rsquo;iTunes, bien que la r\u00e9cente apparition du podcasting change quelque peu la donne de ce point de vue.<\/p>\n<p><em> 2.3 Le Web 2 : une r\u00e9volution sociologique<\/em><\/p>\n<p>D\u00e8s ces premiers temps du web, tout le monde n&rsquo;a peut-\u00eatre pas totalement pris conscience d&rsquo;un nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne qui allait consid\u00e9rablement changer la donne.<br \/>\n<br \/>Le Web est n\u00e9 de la norme HTML, mettant &#8211; comme son nom l&rsquo;indique &#8211; les possibilit\u00e9s immenses de l&rsquo;hypertexte \u00e0 la port\u00e9e de tous. On a assez dit que le web constituait une sorte d&rsquo;hyper-document mondial. Mais peu ont pouss\u00e9 l&rsquo;analyse plus avant.<br \/>\n<br \/>Dans un document classique, consultable en s\u00e9quence, de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re page &#8211; m\u00eame s&rsquo;il est possible de sauter des passages ou de s&rsquo;orienter par la table des mati\u00e8res &#8211; l&rsquo;auteur est ma\u00eetre de son discours ; il m\u00e8ne son lecteur comme il veut, par o\u00f9 il veut.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;hypertexte permet au lecteur de naviguer dans un texte comme il errerait dans une ville, s&rsquo;orientant selon ses go\u00fbts ou sa fantaisie, choisissant la voie qu&rsquo;il souhaite \u00e0 chaque carrefour, plut\u00f4t que de suivre un itin\u00e9raire dict\u00e9 par un \u00ab\u00a0auteur\u00a0\u00bb. De sorte que la notion d&rsquo;auteur &#8211; qui inclut logiquement la cr\u00e9ation du discours mais aussi la ma\u00eetrise de ses encha\u00eenements &#8211; se trouve d\u00e9membr\u00e9e. Si l&rsquo;auteur premier garde la ma\u00eetrise de son texte, il c\u00e8de \u00e0 son lecteur la ma\u00eetrise du cheminement dans celui-ci. Le lecteur peut \u00ab\u00a0zapper\u00a0\u00bb comme il l&rsquo;entend d&rsquo;un bout de texte \u00e0 un autre, voire d&rsquo;un auteur \u00e0 un autre.<br \/>\n<br \/>De sorte que la notion classique d&rsquo;auteur \u00e9clate, se dilue au sein de l&rsquo;immense hyper-document qu&rsquo;est \u00ab\u00a0le Web\u00a0\u00bb. Et d\u00e8s lors, l&rsquo;internaute devient ma\u00eetre de son parcours, libre d&rsquo;encha\u00eener les textes qu&rsquo;il veut, dans l&rsquo;ordre qu&rsquo;il veut. Chacun devient donc auteur d&rsquo;une \u0153uvre virtuelle qui est unique de par la juxtaposition personnelle des divers morceaux de textes parcourus. On conna\u00eet peut-\u00eatre les \u00ab\u00a0Cents mille milliards de po\u00e8mes\u00a0\u00bb imagin\u00e9s par Raymond Queneau en 1961, dont les pages sont coup\u00e9es ligne \u00e0 ligne, le lecteur pouvant choisir de composer le po\u00e8me qu&rsquo;il veut \u00e0 partir de dix propositions de 14 vers r\u00e9guliers de l&rsquo;auteur premier. C&rsquo;est dans le m\u00eame esprit que le Web a d\u00e9multipli\u00e9 cette possibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous constatons donc que lorsque les m\u00e9dias nous pr\u00e9sentent le Web 2.0 comme la possibilit\u00e9 de mettre l&rsquo;utilisateur au centre du r\u00e9seau, ce n&rsquo;est pas nouveau.<br \/>\n<br \/>Des \u00ab\u00a0sites perso\u00a0\u00bb aux blogs<br \/>\n<br \/>Compte tenu des co\u00fbts de production marginaux d&rsquo;un site, toute personne peut depuis longtemps produire son propre site sur le Web. Mais il fallait ma\u00eetriser quelque peu la technique de l&rsquo;Internet, conna\u00eetre un minimum la norme HTML, et ce, pour des r\u00e9sultats d&rsquo;une qualit\u00e9 esth\u00e9tique et ergonomique douteuses. Nombre de sites personnels qui ont fleuri dans les ann\u00e9es 90 pouvaient \u00eatre d&rsquo;une redoutable laideur, mais surtout d&rsquo;une commodit\u00e9 d&rsquo;usage discutable. Il n&rsquo;est encore pas rare de tomber sur ces fameuses pages \u00ab\u00a0profondes\u00a0\u00bb d&rsquo;un site qui ne permettent ni de rep\u00e9rer sur quel site on est (aucun sens de la communication), ni de revenir vers les pages sup\u00e9rieures (ergonomie non pens\u00e9e).<br \/>\n<br \/>Aujourd&rsquo;hui, des outils simples permettent \u00e0 des n\u00e9ophytes de mettre en \u0153uvre des sites personnels propres.<br \/>\n<br \/>Cela a commenc\u00e9 avec les outils de CMS (content management system), notamment ces logiciels libres de cr\u00e9ation et de gestion de site cl\u00e9 en main tels que SPIP ou Joomla aujourd&rsquo;hui toujours tr\u00e8s utilis\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui ce sont les outils de blogs tels que OverBlog ou Haut et Fort qui sont les plus utilis\u00e9s. Gr\u00e2ce \u00e0 ces outils, tout un chacun peut administrer simplement son site et publier les informations qu&rsquo;il souhaite.<br \/>\nDes outils collaboratifs grand public<br \/>\n<br \/>D&rsquo;autres outils fonctionnent sur le bon vieux mode collaboratif. L\u00e0 encore, rien de nouveau, conceptuellement et sociologiquement, sous le soleil&#8230; Le concept de groupware (collecticiel) se fait vieux. Il a plus de 15 ans d&rsquo;\u00e2ge et l&rsquo;arch\u00e9type, le logiciel Lotus Notes, lanc\u00e9 en 1992, est toujours bien vivant dans les entreprises.<br \/>\n<br \/>Sur Internet, les forums de discussion Usenet (aussi appel\u00e9s newsgroups), pr\u00e9existaient au Web. Ils permettaient aux internautes de partager des informations. Mais il fallait \u00eatre un minimum connaisseur du syst\u00e8me pour s&rsquo;y abonner et un peu plus pour poster des informations sur ces groupes. Les listes de discussion vont en partie les relayer, avec plus de souplesse d&rsquo;usage puisqu&rsquo;elles se basent sur la seule ma\u00eetrise de la messagerie \u00e9lectronique, pass\u00e9e dans toutes les pratiques professionnelles.<br \/>\n<br \/>La nouveaut\u00e9 consiste \u00e0 acclimater le concept d&rsquo;outil collaboratif en en simplifiant l&rsquo;usage.<br \/>\n<br \/>D\u00e8s avant le Web 2.0, un r\u00e9pertoire g\u00e9n\u00e9raliste de sites tel que Dmoz, qui est con\u00e7u sous forme collaborative. Face au r\u00e9pertoire de Yahoo!, aliment\u00e9 par des professionnels, Dmoz permet \u00e0 tout internaute de prendre en charge l&rsquo;alimentation d&rsquo;une rubrique ou d&rsquo;une sous-rubrique et de contribuer ainsi au rep\u00e9rage des bons sites d&rsquo;un secteur donn\u00e9.<br \/>\nLe ph\u00e9nom\u00e8ne Wiki, notamment avec Wikipedia, la plus grande encyclop\u00e9die collaborative du net, fonctionne lui aussi sur le mode collaboratif, pour le meilleur et pour le pire.<br \/>\n<br \/>Les flux rss\/atom<br \/>\n<br \/>Les flux RSS ou ATOM s&rsquo;int\u00e8grent dans la m\u00eame \u00e9volution du Web. Ils permettent \u00e0 l&rsquo;internaute de choisir, voire d&rsquo;agr\u00e9ger, ses fils d&rsquo;informations et de d\u00e9cider de les recevoir dans le lecteur de son choix. Certains sites commencent m\u00eame \u00e0 proposer de personnaliser un flux : celui-ci est g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une requ\u00eate de l&rsquo;internaute bas\u00e9e sur une s\u00e9rie de mots-cl\u00e9s, facilitant ainsi une d\u00e9marche de veille.<br \/>\nUne pratique r\u00e9ellement centr\u00e9e sur l&rsquo;internaute<br \/>\nNous remarquons que le centre de gravit\u00e9 du r\u00e9seau se d\u00e9place perceptiblement vers l&rsquo;internaute, \u00e0 condition qu&rsquo;il d\u00e9cide d&rsquo;en \u00eatre l&rsquo;acteur, et non plus le spectateur. Bien s\u00fbr, ce mouvement est loin d&rsquo;\u00eatre achev\u00e9. Il n&rsquo;est pas de semaine sans que de nouvelles annonces fassent entrevoir de nouvelles possibilit\u00e9s, toujours plus au service du citoyen actif.<br \/>\n<br \/>La technologie Ajax au service du producteur d&rsquo;information<br \/>\nAJAX (Asynchronous JavaScript And XML) &#8211; qui s&rsquo;appuie sur la combinaison de technologies d\u00e9j\u00e0 existantes &#8211; offre un nouveau confort d&rsquo;utilisation et de navigation \u00e0 la fois pour le producteur d&rsquo;information et le simple utilisateur d&rsquo;un service Web 2.0.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est ainsi que les services ayant recours \u00e0 AJAX permettent d&rsquo;ex\u00e9cuter des applications directement dans le navigateur. L&rsquo;actualisation d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment de la page se fait de mani\u00e8re autonome (par rapport aux autres \u00e9l\u00e9ments affich\u00e9s) sans provoquer le rechargement complet de la page concern\u00e9e. Ce qui offre un affichage beaucoup plus rapide ainsi que de nouvelles possibilit\u00e9s d&rsquo;interaction avec les diff\u00e9rentes applications pr\u00e9sentes dans la page.<\/p>\n<p>Ce nouveau confort d&rsquo;utilisation se trouve parfaitement illustr\u00e9 \u00e0 travers des applications comme Yahoo Mail, l&rsquo;outil de bureautique en ligne Google Docs &#038; Spreadsheets ou encore l&rsquo;outil de personnalisation de sa page d&rsquo;accueil Google. Dans ce dernier exemple, l&rsquo;utilisateur peut tr\u00e8s facilement d\u00e9placer les blocs d&rsquo;actu et les positionner comme bon lui semble au sein de la page. Cette technique facilite donc encore plus la personnalisation du Web par l&rsquo;internaute.<\/p>\n<p><strong> 3 Les dangers du web 2<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;argument ou, le web 2.0 va permettre les nivellements sociaux puisque tout chacun peut publier sur le net, nous est resservi r\u00e9guli\u00e8rement depuis le groupware, la messagerie Internet, les forums Usenet, le premier Web&#8230; En fait, la technique n&rsquo;est que ce qu&rsquo;en font les hommes. Et si l&rsquo;ouverture du Web permet \u00e0 toute personne de communiquer, si elle peut permettre une plus grande mise en commun des savoirs, il n&rsquo;est pas douteux que celle-ci risque aussi de se trouver noy\u00e9e sous les non-savoirs.<\/p>\n<p><em> 3.1 Connaissance ou ego magnifi\u00e9 ?<\/em><br \/>\nPrenons un exemple neutre, celui du partage de photos sur le net (par exemple sur Picasa). Tout vacancier va pouvoir mettre ses photos personnelles en ligne. Certaines sont d&rsquo;une qualit\u00e9 ou d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat assez limit\u00e9s, quand bien m\u00eame elles seraient propos\u00e9es libres de droit. De sorte que l&rsquo;outil se transforme en galerie permettant \u00e0 tout citoyen de se donner l&rsquo;impression qu&rsquo;il est valoris\u00e9 parce qu&rsquo;il est sur le net. Mais si tout le monde est sur le net, l&rsquo;orgueil d&rsquo;y \u00eatre en prend un coup.<br \/>\nUne partie de ce qui va se trouver sur le net rel\u00e8ve plus de ce d\u00e9sir d&rsquo;exister aux yeux des autres, un peu \u00e0 la mani\u00e8re de ces \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9 dans lesquelles on assiste \u00e0 la r\u00e9conciliation ou aux retrouvailles de familles qui \u00e9talent ainsi leur vie intime devant les t\u00e9l\u00e9spectateurs. En d&rsquo;autres termes, sous cet angle, le Web suit les ph\u00e9nom\u00e8nes de soci\u00e9t\u00e9, rien de plus.<\/p>\n<p><em> 3.2 De la connaissance \u00e0 la \u00ab\u00a0doxa\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nAujourd&rsquo;hui, il est vrai, toute personne qui sait quelque chose peut publier sur le net (sous forme de blog, par exemple), ou participer \u00e0 une encyclop\u00e9die contributive telle que Wikipedia. Mais aussi, toute personne qui croit savoir peut s&rsquo;autoproclamer expert et publier &#8211; parfois de bonne foi &#8211; de graves erreurs sur le net. Wikipedia a sur ce point \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objet de critiques. En ao\u00fbt 2005, un d\u00e9bat a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 sur le s\u00e9rieux de cette encyclop\u00e9die sur la liste Biblio-fr. On a ainsi appris que certains articles m\u00e9dicaux fournissaient des informations erron\u00e9es, ce qui &#8211; en m\u00e9decine &#8211; peut poser de graves probl\u00e8mes.<br \/>\n<br \/>Rien ne permet donc de garantir que les auteurs qui interviennent sur le net publient des informations exactes. L\u00e0 encore, inutile de sacrifier au mythe de l&rsquo;Internet &#8211; en sens n\u00e9gatif, cette fois &#8211; en voyant syst\u00e9matiquement dans le r\u00e9seau un rep\u00e8re de mafieux et de d\u00e9sinformateurs. Il faut savoir que depuis que l&rsquo;imprimerie existe, le papier aussi a accueilli des millions de contre-v\u00e9rit\u00e9s.<br \/>\nCe qui pose probl\u00e8me sur le net, c&rsquo;est la puissance de diffusion, et maintenant le foisonnement des auteurs, noyant les sources s\u00e9rieuses au milieu de sources douteuses, ou qui sont le reflet d&rsquo;opinions communes et non de r\u00e9alit\u00e9s contr\u00f4l\u00e9es par des experts. Le ph\u00e9nom\u00e8ne est d\u00e9nonc\u00e9 par certains philosophes, conscients de ce danger. Sous le titre \u00ab\u00a0Le nouveau royaume des idiots ?\u00a0\u00bb le philosophe allemand Norbert Bolz, sp\u00e9cialis\u00e9 dans les m\u00e9dias, confie au Spiegel, qu&rsquo;on est retomb\u00e9 de la vraie connaissance, du savoir fond\u00e9 scientifiquement, pr\u00f4n\u00e9e par les philosophes de l&rsquo;antiquit\u00e9 grecque, \u00e0 la doxa, l&rsquo;opinion commune, qui pr\u00e9valait en Gr\u00e8ce avant les philosophes. Ainsi, avec nos outils de mesure d&rsquo;opinion, on en arriverait \u00e0 consid\u00e9rer que telle opinion est vraie puisque 51% de personnes la pensent&#8230;<br \/>\n<br \/>L\u00e0 encore, le Web est le reflet de nos soci\u00e9t\u00e9s. Nous voyons souvent, sur des listes professionnelles, des questions de droit pos\u00e9es par des non-juristes et la r\u00e9ponse d&rsquo;autres non-juristes commen\u00e7ant pas \u00ab\u00a0je pense que&#8230;\u00a0\u00bb En mati\u00e8re juridique, comme en toute autre science, on ne \u00ab\u00a0pense\u00a0\u00bb pas ; on sait, ou on v\u00e9rifie. Mais les m\u00e9dias jouent d\u00e9j\u00e0 ce jeu du r\u00e8gne de l&rsquo;opinion, lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;attachent \u00e0 capter avec un infini respect l&rsquo;avis de telle com\u00e9dienne en vue sur le conflit libanais ou sur la TVA des restaurateurs, plut\u00f4t que de recueillir et de bien rendre compte de l&rsquo;avis d&rsquo;experts&#8230;<\/p>\n<p><em> 3.3 De la connaissance \u00e0 la guerre de l&rsquo;information<\/em><br \/>\nMais les choses peuvent aller dangereusement plus loin. La g\u00e9n\u00e9ralisation du travail collaboratif au plan mondial et sans contr\u00f4le, part du postulat &#8211; caricaturons un instant &#8211; que tout le monde il est beau; tout le monde il est gentil. Rappelons-nous nos croyances na\u00efves des d\u00e9buts des listes de discussion professionnelles, non mod\u00e9r\u00e9es, partant du postulat qu&rsquo;entre adultes responsables et s\u00e9rieux, on ne risquait rien. Il a fallu un beau d\u00e9rapage sur certaine liste pour qu&rsquo;on se d\u00e9cide \u00e0 les mod\u00e9rer.<br \/>\n<br \/>Le Web 2.0 n&rsquo;\u00e9chappe pas \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Ainsi, toute personne qui peut publier sur Wikipedia une notice sur n&rsquo;importe quel sujet et pr\u00e9senter celui-ci de mani\u00e8re volontairement malhonn\u00eate. Quelles que soient les volont\u00e9s de contr\u00f4le des responsables de l&rsquo;encyclop\u00e9die, ils ne peuvent d\u00e9tenir la science universelle pour tout contr\u00f4ler. D&rsquo;autant plus que certains groupes d&rsquo;utilisateurs parviennent \u00e0 s&rsquo;organiser pour tenter d&rsquo;imposer &#8211; de mani\u00e8re subtile &#8211; leur version sur un sujet. Et nous avons pu constater que certains mod\u00e9rateurs de Wikipedia se laissent \u00ab endormir \u00bb, quand ils ne violent pas ouvertement leur devoir de stricte neutralit\u00e9, notamment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de probl\u00e9matiques politiques ou scientifiques. Sur certains sujets sensibles (politique, histoire&#8230;), il peut se trouver ainsi des pr\u00e9sentations d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment orient\u00e9es.<br \/>\n<br \/>Par ailleurs, toujours sur Wikipedia, toute personne peut intervenir pour corriger ou ajouter des informations dans un article. Il ne s&rsquo;agit pas de poster un commentaire au bas de la fiche, mais d&rsquo;intervenir pour modifier directement celle-ci. L&rsquo;auteur premier de la fiche ne sera pr\u00e9venu qu&rsquo;apr\u00e8s mise en ligne des modifications, ce qui laisse la place pour faire passer des informations fausses ou tendancieuses pendant quelques heures, voire plus. L\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse, c&rsquo;est le positionnement privil\u00e9gi\u00e9 qu&rsquo;occupent les fiches issues de Wikipedia dans les r\u00e9sultats de recherche de Google. Un internaute peu donc acc\u00e9der \u00e0 tout moment \u00e0 une fiche pr\u00e9sentant un contenu tendancieux.<br \/>\n<br \/>On a m\u00eame vu se livrer des \u00ab\u00a0guerres d&rsquo;\u00e9dition\u00a0\u00bb sur l&rsquo;illustre encyclop\u00e9die collaborative. Certaines personnes, d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 imposer leur analyse subjective d&rsquo;un fait ou leur opinion exclusive sur un sujet, passent leur temps \u00e0 corriger certaines fiches. D\u00e8s que l&rsquo;auteur revient \u00e0 sa version originale, celle-ci est \u00e0 nouveau modifi\u00e9e dans les minutes qui suivent. On peut s&rsquo;en rendre compte en sortant de l&rsquo;Article et en consultant l&rsquo;onglet Historique ou Discussion. Mais il faut lire parfois entre les lignes, et de plus, le grand public ne pense pas \u00e0 consulter des onglets.<\/p>\n<p><strong> 4 Le Lexique du Web2<\/strong><\/p>\n<p>Les internautes d\u00e9couvrent de nouveaux concepts qui tendent \u00e0 se populariser m\u00eame si leur sens n&rsquo;est pas toujours bien compris par ceux qui les emploient. Par effet de mode, on jargonne donc en Web 2.0 en maniant des mots \u00e0 la sonorit\u00e9 anglo-saxonne : Crowdsourcing, Social networking, Folksonomy, Mashup&#8230;<br \/>\n<br \/>Sans vouloir tendre \u00e0 l&rsquo;exhaustivit\u00e9, il nest important de revenir sur certains de ces concepts qui apparaissent comme les plus embl\u00e9matiques du monde du Web 2.0. L&rsquo;occasion de voir que derri\u00e8re certains mots se cachent parfois des techniques et pratiques qui n&rsquo;ont rien de nouveau.<\/p>\n<p><em> 4.1 AJAX<\/em><br \/>\n<br \/>AJAX (Asynchronous JavaScript And XML) est un acronyme qui caract\u00e9rise la combinaison d&rsquo;un certain nombre de technologies existantes et servant au d\u00e9veloppement d&rsquo;applications Web : HTML\/CSS, Javascript\/DOM, XML et les requ\u00eates HTTP.<br \/>\n<br \/>AJAX permet d&rsquo;ex\u00e9cuter des applications \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du navigateur en apportant un affichage plus rapide car l&rsquo;actualisation de certaines donn\u00e9es d&rsquo;une page peut se faire sans un rechargement total de cette page.<\/p>\n<p><em> 4.2 API<\/em><br \/>\n<br \/>Une API (Application Programming Interface ou interface de programmation) a pour objet de faciliter le travail d&rsquo;un programmeur en lui fournissant les outils dans un langage donn\u00e9 pour lancer des d\u00e9veloppements plus pouss\u00e9s et personnalis\u00e9s.<br \/>\nLes programmeurs peuvent ainsi puiser dans une biblioth\u00e8que de fonctions afin de les adapter \u00e0 leurs propres applications.<\/p>\n<p><em> 4.3 Atom<\/em><br \/>\n<br \/>Face au format RSS qui souffre encore d&rsquo;une absence de normalisation, certains d\u00e9veloppeurs ont travaill\u00e9 sur un format alternatif r\u00e9pondant au nom d&rsquo;Atom (initialement nomm\u00e9 \u00ab echo \u00bb le projet est rebaptis\u00e9 Atom le 30 septembre 2003, pour des raisons juridiques). L&rsquo;un des principaux objectifs de ses concepteurs est la mise en place d&rsquo;un format universel de syndication de contenu.<br \/>\n<br \/>Le format Atom re\u00e7oit un soutien de taille avec Google. Le choix du moteur de recherche en faveur d&rsquo;une solution libre et destin\u00e9e \u00e0 devenir une norme dans le domaine de la syndication de contenu peut avoir un certain impact pour l&rsquo;avenir du RSS. Toutefois, ces deux formats peuvent aussi bien coexister d&rsquo;autant plus que la plupart des lecteurs de flux sont compatibles avec ces deux formats. Et m\u00eame Google propose les deux types de flux (RSS et Atom) pour son service d&rsquo;actualit\u00e9s.<\/p>\n<p><em> 4.4 Blog<\/em><br \/>\n<br \/>Terme issu de la contraction de Web et Log, le blog est un journal en ligne qui permet \u00e0 son animateur d&rsquo;\u00e9changer ses points de vue avec ses lecteurs. En effet, chaque nouvel article peut faire l&rsquo;objet de nombreux commentaires post\u00e9s par les visiteurs du site.<br \/>\nLe blog offre donc un certain compromis entre le site personnel et le forum de discussion.<br \/>\n<br \/>Facile \u00e0 cr\u00e9er et \u00e0 animer, les blogs ont s\u00e9duits des millions de personnes qui utilisent cet outil dans des sph\u00e8res tr\u00e8s vari\u00e9es. Du particulier au journaliste en passant par les responsables politiques et le monde de l&rsquo;entreprise, le blog s&rsquo;est aujourd&rsquo;hui impos\u00e9 comme un m\u00e9dia incontournable.<\/p>\n<p><em> 4.5 Blogosph\u00e8re<\/em><br \/>\n<br \/>Issu de la contraction de contraction de blog et biosph\u00e8re, le terme blogosph\u00e8re d\u00e9signe l&rsquo;ensemble de la communaut\u00e9 qui anime des blogs.<\/p>\n<p><em> 4.6 Blogroll<\/em><br \/>\n<br \/>Chaque blog affiche g\u00e9n\u00e9ralement dans une colonne un blogroll c&rsquo;est-\u00e0-dire une liste de liens (notamment vers d&rsquo;autres blogs) consid\u00e9r\u00e9s comme pertinents par le responsable du blog.<\/p>\n<p><em> 4.7 Crowdsourcing<\/em><br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s l&rsquo;outsourcing qui consiste \u00e0 externaliser certaines t\u00e2ches dans des pays lointains pour r\u00e9duire les co\u00fbts, voici venu le temps du Crowdsourcing. Pour Jeff Howe du magazine Wired, il s&rsquo;agit &#8211; pour les entreprises qui ont recours \u00e0 cette pratique &#8211; d&rsquo;utiliser le temps disponible des gens pour cr\u00e9er du contenu, r\u00e9soudre des probl\u00e8mes, voire faire de la R&#038;D. Le crowdsourcing peut \u00eatre traduit par l&rsquo;expression suivante : \u00ab l&rsquo;approvisionnement par la foule \u00bb.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est ainsi que certaines entreprises d\u00e9cident de s&rsquo;appuyer sur une communaut\u00e9 d&rsquo;internautes charg\u00e9e de participer au d\u00e9veloppement d&rsquo;un projet et\/ou d&rsquo;un produit (vote, propositions d&rsquo;am\u00e9lioration, etc.). Le crowdsourcing est donc orient\u00e9 vers un mod\u00e8le qui associe intelligence collective et mod\u00e8le participatif avec parfois redistribution de revenus.<br \/>\nOn retrouve cette logique sur des plateformes comme FlickR qui propose aux internautes d&rsquo;enrichir le site en publiant leurs photos, ce qui permet d&rsquo;alimenter la base de donn\u00e9es en continu. Certains parviennent ensuite \u00e0 vendre des clich\u00e9s et FlickR prend au passage sa commission.<br \/>\n<br \/>Le mod\u00e8le du crowdsourcing permet ainsi de d\u00e9velopper des produits qui pourront ensuite \u00eatre commercialis\u00e9s \u00e0 des prix relativement bas.<br \/>\nDans une optique moins commerciale, l&rsquo;on peut citer le r\u00e9pertoire DMOZ ou encore l&rsquo;encyclop\u00e9die gratuite Wikipedia qui s&rsquo;enrichissent &#8211; chaque jour &#8211; gr\u00e2ce aux contributions de milliers de b\u00e9n\u00e9voles \u00e0 travers le monde entier.<\/p>\n<p><em> 4.8 Folksonomy<\/em><br \/>\n<br \/>Invent\u00e9 par Thomas Vander Wal, le terme de folksonomy provient de la contraction des mots folks (\u00ab les gens \u00bb) et taxonomy (\u00ab taxinomie \u00bb ou \u00ab taxonomie \u00bb pour \u00e9voquer la notion de classification). Certains proposent &#8211; en guise de traduction en fran\u00e7ais &#8211; le terme \u00ab Personomie \u00bb. La folksonomy d\u00e9crit donc une pratique qui consiste \u00e0 classer du contenu &#8211; de mani\u00e8re collaborative &#8211; \u00e0 partir de tags (ou mots-cl\u00e9s) propos\u00e9s par les internautes eux-m\u00eames.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la folksonomy r\u00e9side dans la souplesse offerte aux utilisateurs qui peuvent \u00ab taguer \u00bb le contenu post\u00e9 sur le site web.<br \/>\nRemarque : Bien \u00e9videmment, l&rsquo;indexation r\u00e9alis\u00e9e par les utilisateurs introduit une certaine part de subjectivit\u00e9 dans la classification du contenu. M ais n&rsquo;est-ce pas le lot de toute indexation humaine quand bien m\u00eame celle-ci serait r\u00e9alis\u00e9e par des professionnels ?<\/p>\n<p><em> 4.9 Mashup<\/em><br \/>\n<br \/>Derri\u00e8re ce concept se profile la possibilit\u00e9 de b\u00e2tir un site web ou un service en ligne \u00e0 partir de diverses applications disponibles sur le Net. Ainsi, certains services proposent leurs applications notamment sous forme d&rsquo;API, ce qui facilite l&rsquo;extraction et le traitement des informations. L&rsquo;utilisateur peut alors faire son march\u00e9 parmi les nombreuses applications et construire &#8211; briques par briques &#8211; un site web personnalis\u00e9. Le grand int\u00e9r\u00eat de ce syst\u00e8me r\u00e9side dans la possibilit\u00e9 de combiner des applications d\u00e9velopp\u00e9es par des prestataires diff\u00e9rents et de les exploiter sur une m\u00eame interface.<br \/>\n<br \/>Si l&rsquo;API de Google Maps est l&rsquo;un des plus utilis\u00e9s, nous pouvons \u00e9galement citer Housingmaps pour la recherche de biens immobiliers. Ce dernier r\u00e9unit &#8211; sur un m\u00eame site &#8211; les petites annonces CraigsList avec l&rsquo;API Google Maps ce qui permet d&rsquo;associer donn\u00e9es g\u00e9ographiques et commerciales.<\/p>\n<p><em> 4.10 Podcast<\/em><br \/>\n<br \/>Issu de la contraction de Ipod et Broadcast (diffusion), le podcasting est un moyen de diffusion de fichiers sonores sur le Net. Des sites &#8211; tels qu&rsquo;Odeo.com &#8211; permettent \u00e0 des utilisateurs de publier leurs fichiers audio et vid\u00e9o et de les mettre \u00e0 disposition du public. Il est ensuite possible de s&rsquo;abonner \u00e0 des flux RSS ou Atom pour r\u00e9cup\u00e9rer automatiquement de nouveaux fichiers sonores sur son ordinateur personnel ou son baladeur num\u00e9rique.<\/p>\n<p><em> 4.11 RSS<\/em><br \/>\n<br \/>RSS (Really Simple Syndication) est un format de syndication, capable de r\u00e9cup\u00e9rer le contenu brut d&rsquo;un site web sans s&rsquo;occuper des donn\u00e9es li\u00e9es \u00e0 sa forme. Un flux RSS permet avant tout de lire les nouveaut\u00e9s diffus\u00e9es sur un site ayant choisi d&rsquo;\u00e9tablir un fil sur celles-ci, un peu comme le fil d&rsquo;actualit\u00e9 d&rsquo;une agence de presse, d&rsquo;o\u00f9 le terme de fil RSS L&rsquo;utilisateur peut ensuite parcourir dans une seule application l&rsquo;ensemble des nouveaut\u00e9s mises en ligne sur les sites qu&rsquo;il veut suivre, sans avoir \u00e0 se porter sur chaque site. Si les grands sites d&rsquo;actualit\u00e9 ainsi que certaines entreprises et administrations ont adopt\u00e9 le RSS, ce format de syndication de contenu a surtout explos\u00e9 gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement des blogs.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;utilisateur peut avoir recours \u00e0 des solutions tr\u00e8s vari\u00e9es pour consulter les flux RSS de son choix. De l&rsquo;installation d&rsquo;un logiciel d\u00e9di\u00e9 aux flux RSS &#8211; sur son poste de travail &#8211; \u00e0 un lecteur int\u00e9gr\u00e9 dans le navigateur web ou le logiciel de messagerie, en passant par des agr\u00e9gateurs de flux RSS disponibles sur des sites web, l&rsquo;internaute n&rsquo;a que l&#8217;embarras du choix.<\/p>\n<p><em> 4.12 Social Bookmarking<\/em><br \/>\n<br \/>Le concept de Social Bookmarking d\u00e9signe une pratique qui consiste \u00e0 enregistrer ses favoris (ou signets) sur un site web public puis de les rep\u00e9rer par des mots-cl\u00e9s (appel\u00e9s tags). L&rsquo;objectif est surtout de pouvoir mutualiser ses favoris. Un site comme Del.icio.us permet ainsi d&rsquo;identifier les sites les plus populaires sur un sujet donn\u00e9.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat r\u00e9side toujours dans la possibilit\u00e9 d&rsquo;obtenir les favoris d&rsquo;autres utilisateurs en fonction de ses propres pages. Il est possible de s&rsquo;abonner aux signets d&rsquo;un utilisateur et donc d&rsquo;\u00eatre alert\u00e9 d\u00e8s que ce dernier a int\u00e9gr\u00e9 de nouveaux sites.<\/p>\n<p><em> 4.13 Social Networking<\/em><br \/>\n<br \/>Le concept de Social Networking (R\u00e9seau social en fran\u00e7ais) d\u00e9finit des communaut\u00e9s d&rsquo;utilisateurs qui se sont regroup\u00e9s en fonction de centres d&rsquo;int\u00e9r\u00eats communs. Cela touche bien \u00e9videmment les domaines les plus divers : loisirs, passions, musique, voyages, vie professionnelle&#8230;<br \/>\nLa plupart des sites qui servent de support \u00e0 ces r\u00e9seaux sociaux proposent un certain nombre de fonctionnalit\u00e9s permettant \u00e9changes et r\u00e9activit\u00e9 entre membres inscrits.<br \/>\n<br \/>MySpace ou FlickR demeurent des sites embl\u00e9matiques du Social Networking. Toutefois, d&rsquo;autres sites tels que Viaduc (r\u00e9seau d&rsquo;entraide professionnel) &#8211; qui fonctionne sous forme de r\u00e9seau social -existaient bien avant l&rsquo;explosion du Web 2.0.<\/p>\n<p><em> 4.14 Syndication de contenu<\/em><br \/>\n<br \/>Ce concept recouvre toutes les possibilit\u00e9s techniques donn\u00e9es \u00e0 des sites de relayer les informations issues d&rsquo;autres sites, sans pointer vers ceux-ci, mais au contraire en int\u00e9grant automatiquement l&rsquo;information issue de ceux-ci. Ainsi, des webmasters peuvent r\u00e9cup\u00e9rer d&rsquo;autres contenus et enrichir &#8211; de mani\u00e8re automatis\u00e9e &#8211; l&rsquo;offre d&rsquo;information sur leurs propres sites web tandis que les sites qui mutualisent leur contenu augmentent leur audience et donc leur notori\u00e9t\u00e9.<br \/>\n<br \/>Avec le Web 2.0, la syndication de contenu est souvent facilit\u00e9e par la cr\u00e9ation de flux RSS ou Atom associ\u00e9s aux diff\u00e9rents contenus syndiqu\u00e9s.<\/p>\n<p><em> 4.15 Tags<\/em><br \/>\n<br \/>Les tags (\u00e9tiquettes en fran\u00e7ais) repr\u00e9sentent l&rsquo;un des \u00e9l\u00e9ments les plus caract\u00e9ristiques des sites rentrant dans la sph\u00e8re du Web 2.0. En effet, la plupart des contenus post\u00e9s sont rep\u00e9r\u00e9s et identifi\u00e9s par ces fameux tags qui sont propos\u00e9s par le producteur de contenu. Ces tags (ou mots-cl\u00e9s) sont ensuite sens\u00e9s faciliter l&rsquo;identification et la recherche de contenu dans la base de donn\u00e9es. Nous retrouvons ainsi une logique de classement qui n&rsquo;est pas sans rappeler le travail d&rsquo;indexation effectu\u00e9 par les professionnels de l&rsquo;information et de la documentation. Finalement, le Web 2.0 transforme les producteurs de contenu de ces sites en arm\u00e9e de documentalistes qui s&rsquo;ignorent.<br \/>\n<br \/>Les sites Web 2.0 affichent souvent un \u00ab tag cloud \u00bb (autrement dit, un nuage de tags) qui permet de visualiser du premier coup d&rsquo;\u0153il les tags les plus utilis\u00e9s r\u00e9cemment. Plus la taille du mot-cl\u00e9 est grande, plus il y a d&rsquo;articles index\u00e9s avec celui-ci. Cela permet notamment de rep\u00e9rer plus facilement les sujets les plus trait\u00e9s par les utilisateurs \u00e0 un instant T.<\/p>\n<p> <em>4.16 Wiki<\/em><br \/>\n<br \/>Historiquement, le premier wiki, le Wiki Wiki Web, a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 par Ward Cunningham. Ce dernier a choisi ce terme en s&rsquo;inspirant de l&rsquo;hawa\u00efen \u00ab wiki-wiki \u00bb, signifiant \u00ab vite \u00bb.<br \/>\n<br \/>Un wiki (en fran\u00e7ais prononcer oui-qui) est un outil de gestion de site web qui permet aux utilisateurs de publier et modifier facilement du contenu. Les wikis sont surtout utilis\u00e9s dans une optique collaborative et les utilisateurs autoris\u00e9s peuvent ainsi participer &#8211; de mani\u00e8re b\u00e9n\u00e9vole &#8211; \u00e0 l&rsquo;enrichissement du contenu.<br \/>\n<br \/>Cr\u00e9\u00e9e en 2001, l&rsquo;encyclop\u00e9die libre Wikipedia est toujours le wiki le plus utilis\u00e9 au monde. Mais il existe d&rsquo;autres wikis th\u00e9matiques : Jurispedia (encyclop\u00e9die du droit), Geneawiki (encyclop\u00e9die sur la g\u00e9n\u00e9alogie), Wikitravel (guide de voyage), etc.<\/p>\n<p><em> 4.17 XML<\/em><br \/>\n<br \/>Le d\u00e9veloppement de la syndication de contenu constitue l&rsquo;un des ph\u00e9nom\u00e8nes de l&rsquo;Internet de ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Ce succ\u00e8s repose en grande partie sur le format XML (eXtended Markup Language) qui s&rsquo;est impos\u00e9 comme la norme pour la syndication de contenu web. La structuration rigoureuse de l&rsquo;information &#8211; permise par XML &#8211; autorise la r\u00e9cup\u00e9ration du contenu brut d&rsquo;un site web sans s&rsquo;occuper des donn\u00e9es li\u00e9es \u00e0 sa forme. Un webmaster peut ainsi facilement exploiter le contenu syndiqu\u00e9 issu d&rsquo;un autre site tout en personnalisant la pr\u00e9sentation afin que celle-ci soit en accord avec la charte graphique de son propre site web.<br \/>\n<br \/>Parmi les protocoles de syndication de contenu qui utilisent la norme XML, il y a le fameux RSS.<\/p>\n<p><strong> 5 vers le Web 3<\/strong><\/p>\n<p>Le terme web 3.0 est utilis\u00e9 pour d\u00e9crire l&rsquo;\u00e9volution, comme la transformation du web en une base de donn\u00e9es, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ces donn\u00e9es via des applications qui ne sont pas des navigateurs, comme leswidgets, leweb s\u00e9mantique ou encore un espace plus ouvert \u00e0 la 3D. Ce terme est apparu la premi\u00e8re fois en d\u00e9but 2006 dans un article du blog de Jeffrey Zeldman. Plus tard, en mai,Tim Berners lee:<br \/>\n<br \/>\u00ab  Les gens se demandent encore ce qu&rsquo;est le web 3.0. Je pense que lorsque tu as la conjonction de graphismes vectoriels du web 2.0, et l&rsquo;acc\u00e8s par un Web s\u00e9mantique \u00e0 une grande quantit\u00e9 de donn\u00e9es, tu as acc\u00e8s \u00e0 une source incroyable \u00bb<\/p>\n<p><em>5.1 Caract\u00e9ristiques g\u00e9n\u00e9rales<\/em><br \/>\n<br \/>La d\u00e9finition pr\u00e9cise d&rsquo;une application Web 3.0 est encore tr\u00e8s d\u00e9battue. Cependant, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis qu&rsquo;une solution Web 3.0 doit montrer certaines caract\u00e9ristiques :<br \/>\n<br \/>On ne se r\u00e9f\u00e8re plus uniquement a un site Web ((X)HTML), il peut \u00eatre aussi une solution Web Saas (application: (X)HTML + base de donn\u00e9es (XML, MySQL, &#8230;)) .<br \/>\nLa mobilit\u00e9, il doit \u00eatre ind\u00e9pendant de tout type de support (taille d&rsquo;\u00e9cran, sortie imprimante, etc.)<br \/>\n<br \/>Universelle, il doit \u00eatre ind\u00e9pendant de tout syst\u00e8me d&rsquo;exploitation, et de tout mat\u00e9riel (fabriquant, marque, logiciel, ou de plugin).<br \/>\n<br \/>Accessibilit\u00e9, strictement en conformit\u00e9 avec le W3C, ce qui permet de rendre d&rsquo;autres logiciels accessibles a l&rsquo;aide de Microformat et ouverts aux bases de donn\u00e9es diverses.<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Nous avons soulign\u00e9 \u00e0 quel point le concept de Web 2.0 impliquait de plus en plus le lecteur mais v\u00e9hiculait aussi de faux-semblants m\u00e9diatiques et\/ou marketing, les m\u00e9dias \u00e9tant prompts \u00e0 cr\u00e9er ou amplifier des ph\u00e9nom\u00e8nes de mode pour pouvoir vendre du sensationnel, et les commerciaux cherchant toujours le bon slogan vendeur et surfant sur les ph\u00e9nom\u00e8nes de modes.<br \/>\n<br \/>Pour ne pas nous emballer, consid\u00e9rons plut\u00f4t que le Web 2.0 est avant tout un ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;avanc\u00e9e technique remarquable dans son ampleur, qui d\u00e9cuple certaines possibilit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 en germes dans l&rsquo;Internet, et surtout sur le Web. Et comme toute avanc\u00e9e technique, il s&rsquo;agit de la langue d&rsquo;\u00c9sope : la meilleure et la pire des choses.<br \/>\n<br \/>Nous avons d\u00e9j\u00e0 vue combien les soi-disant nouveaut\u00e9s n&rsquo;en \u00e9taient pas, mais tout juste des am\u00e9liorations techniques consid\u00e9rables. Restons donc lucides et ne nous esbaudissons pas, b\u00e9ats, devant le miracle qui tout d&rsquo;un coup, gr\u00e2ce au Web 2.0, donnerait \u00e0 l&rsquo;internaute la parole sur le net.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction Le concept de Web2.0 s&rsquo;est r\u00e9pandu comme une tra\u00een\u00e9e de poudre, dans les milieux du Web tout d&rsquo;abord, puis dans les m\u00e9dias grand public. Il semble ainsi que, pr\u00e8s de 15 ans apr\u00e8s la naissance du Web, les grands m\u00e9dias aient de nouveau de la mati\u00e8re \u00e0 se mettre sous la dent \u00e0 propos [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-60","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-systeme-dinformations-et-web-nfe114"],"blocksy_meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/60","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=60"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/60\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=60"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=60"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredptitgars.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=60"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}